Au premier janvier 1968, l'effectif de la base est de 1850 personnes, il est réparti comme suit :

109 officiers

882 sous-officiers

859 hommes de troupe.

Pour nourrir l'effectif  des hommes de troupe à midi il ne faut pas moins de 385 KG de pain, 400 KG de légumes, 90 KG de viande, 350 litres de bière...les deux chaînes du libre service tournent à plein régime et occupent les 15 militaires affectés aux cuisines...

Ce sont environ 800 repas qui sont servis au mess des sous-officiers, ce dernier consomme 200 tonnes de pommes de terre par an...

Le bilan effectué au début de 1970 fait apparaître les chiffres suivants :

Pour que les F100 soient opérationnels, les mécaniciens effectuent les visites périodiques et les dépannages. Le groupe d'entretien et de réparation des matériels spécialisés 15.011 (GERMaS 15.011) a effectué 35 visites périodiques (VP) de 200 heures et 42 VP de 100 heures, ce qui représente une régénération de 8500 heures de potentiel avion. Ce sont 109 réacteurs F100 qui sont passés au banc d'essais. On relève le pliage de 6.600 parachutes (avion et pilote confondus) et la fabrication de 80.000 litres d'oxygène liquide...

L'escadron de ravitaillement technique (ERT 17.136) possède, dans ses magasins, 25.000 articles. En 1969, on relève une réception de 500 tonnes de matériels, une expédition de 600 tonnes et environ 60.000 commandes des unités abonnées...le service des achats a ravitaillé 3712 articles dans le commerce local, ce qui représente 48.000 KM en 600 sorties et un budget de 360.000 francs de l'époque.

Pour assurer 11.200 heures de vol sur F100 et 2000 heures de vol sur avion de complément, les Nouat'S (1) ont effectué 10.000 "préparation pour le vol" (PPV) sur F100 et 2000 PPV sur Fouga, T33, Broussard et Flamand...

L'entretien des bâtiments et des infrastructures est à la charge du service infrastructure et du service local constructeur (SLC) de la direction départementale de l'équipement. On relève une consommation annuelle de 19 tonnes de peinture, 3000 ampoules électriques, 340 tubes au néon et 217 M² de vitrage...

Le service du transport automobile met en oeuvre une flotte de 180 véhicules, de la R4L au semi-remorque, en passant par la grue automobile. On relève plus de 2 millions de KM par an...

13 autobus militaires assurent le transport du personnel sur 8 lignes de bus régulières. Ce sont environ 1200 passagers qui sont transportés par jour, avec un service de ramassage scolaire réalisé au profit de 1300 enfants. Le service assure la formation de 700 conducteurs par an avec un taux de réussite avoisinant les 90%.

Le groupe d'entretien et de réparation des matériels communs (GERMac 16.136)  a assuré la réparation de 1520 véhicules

La section de transmission base (STB) n'est pas en reste, elle a posé 25 Km de câbles, effectué 170 interventions techniques sur le TACAN et la balise MF du Mont Saint-Michel.

Le NOUAT (1)

Le terme NOUAT a été inventé par les bases extérieures sur lesquelles les anciens de la base de Toul ont été affectés. En effet, dans les discussions ou les prises de décision, les anciens de Toul avaient, pour habitude de dire "Nous à Toul...on faisait comme cela..."

Le terme NOUAT, qui désignait donc un ancien de Toul, a fait le tour de France et de Navarre, il faut savoir que le NOUAT est fier de son appellation d'origine contrôlée, et qu'il ne reniera jamais ses origines...

En fait, il faut être passé par Toul Rosières pour comprendre tout cela...


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