Tout commence dans la nuit du 12 au 13 août 1961, l'Allemagne de l'Est décide de construire un mur pour séparer les secteurs de Berlin…

Divisé en 4 secteurs depuis les accords de Postdam en 1945, Berlin devient, après le blocus et la création de la RFA (Ouest) et de la RDA (Est), le symbole de la guerre froide.

Le rideau de fer s’installe alors entre les occidentaux et les communistes. En 1961, les dirigeants est-allemands et soviétiques décrètent la fermeture des communications entre l'Est et l'Ouest afin d'enrayer l'exode des citoyens de RDA qui fuient une situation économique désastreuse.

C’est dans la nuit du 12 au 13 août 1961 que la ligne de démarcation entre le secteur soviétique et les secteurs occidentaux prend forme, le mur est en place, verrouillant une frontière qui séparera des centaines de familles et qui se révélera meurtrière.
Le mur sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le Rideau de fer.

Plus qu'un simple mur, il s'agit d'un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut avec chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d'alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Environ 160 ressortissants de la RDA perdent la vie en essayant de le franchir, les gardes-frontière est-allemands et soldats soviétiques n'hésitant pas à tirer sur les fugitifs.


Les réactions internationales sont ambiguës. Dès le 13 août, Dean Rusk, secrétaire d'État américain, condamne la restriction de la liberté de déplacement des Berlinois. Les Alliés considèrent que l'URSS est à l'initiative de la construction du Mur entre sa zone d'occupation et celle des alliés comme l'indiquent les notes de protestation envoyées au gouvernement soviétique par les ambassadeurs américain et français. Cependant, Kennedy qualifie la construction du Mur de « solution peu élégante, mais mille fois préférable à la guerre ». Le premier ministre britannique Mac Millan n'y voit « rien d'illégal ». En effet, la mesure touche d'abord les Allemands de l'Est et ne remet pas en question l'équilibre géopolitique de l'Allemagne. Après une lettre que Willy Brandt lui a fait parvenir le 16 août, Kennedy affiche un soutien symbolique à la ville libre de Berlin-Ouest en y envoyant une unité supplémentaire de 1 500 soldats et fait reprendre du service au général Lucius D. Clay. 


Le 19 août 1961, Clay et le vice-président américain Lyndon Johnson se rendent à Berlin. Le 27 octobre, on en vient à une confrontation visible et directe entre troupes américaines et soviétiques à Checkpoint Charlie.

Des gardes-frontières de RDA exigent de contrôler des membres des forces alliées occidentales voulant se rendre en secteur soviétique. Cette exigence est contraire au droit de libre circulation, dont bénéficient tous les membres des forces d’occupation.

Pendant trois jours, dix chars américains et dix chars soviétiques se postent de part et d'autre à proximité immédiate de Checkpoint Charlie. Les blindés se retirent finalement, aucune des deux parties ne voulant enclencher une escalade qui risquerait de se terminer en guerre nucléaire.

La libre circulation par le poste-frontière Checkpoint Charlie est rétablie. Paradoxalement, cette situation explosive, aussi bien à Berlin que dans le reste de l'Europe, va déboucher sur la plus longue période de paix qu'ait connue l'Europe occidentale.


Du côté de l'OTAN...



 

Le premier octobre 1961, la 131st Tactical Fighter Wing Missouri ANG est mise sur le pied de guerre pour une durée de douze mois.

Cette escadre est composée de trois escadrons de chasse et de ses unités de support
 

 On note :

 Le 110th Tactical Fighter Squadron, stationné sur la base de Lambert Field Saint Louis, dans le Missouri 

 Le 169 th TFS, stationné sur le terrain de Péoria Municipal Airport Peoria dans l'Illinois 
 Le 170 th TFS stationné à, Capitol Airport, Springfield dans l'Illinois. 

Ces trois escadrons sont équipés de F84f Thunderstreack. Compte tenu des restrictions budgétaires de l'époque, la 131st Wing ne déplaça qu'une partie de ses effectifs…

C'est le 110 th TFS qui se pose sur TRAB le 19 octobre 1961, avec ses 76 officiers et ses 586 aviateurs. L'opération "STAIR-STEP" vient de débuter…

26 F84F se posent sur TRAB, les pilotes rejoignent la base à bord d'un C47 et de deux T33.

Un L20A Beaver est affecté au profit de l'État-major de l'escadre.

Ce sont tous des réservistes, rappelés pour l'occasion. Ils sont surnommés "les guerriers du Week-end".

 Le 24 novembre 1961, la 131st Tactical Fighter Wing est au complet sur TRAB. Elle est rattachée à la 17ème Air Force, elle est rebaptisée "7131st Tactical Wing" une appellation indiquant qu'elle est une escadre à effectif partiel.






L'escadre ainsi formée est placée sous les ordres du "Tactical Air Command".

Les deux escadrons, qui sont restés aux USA, sont maintenus en alerte permanente dans leurs bases de l'Air National Guard de l'Illinois.


L'escadre reçoit un stock impressionnant de bombes, de roquettes et d'obus. L'entraînement des pilotes consiste à effectuer des missions d'appui feu, d'assaut ou d'interdiction de jour. Les hommes sont en alerte permanente. 

Quatre avions sont maintenus prêts à décoller, au point de manœuvre, prêts au décollage en cinq minutes, dans le cadre d'une riposte éventuelle à une attaque des terrains en France.

L'escadre travaille avec "Moselle Contrôle" pour profiter des radars de cette unité de contrôle pour la défense aérienne dans le quart Nord-Est de la France mais aussi de la Belgique et du Luxembourg.

   aperçu des capacités armement du F 84F


les "guerriers du Week-end"

L'escadre sera évaluée et inspectée par la 17ème Air Force et l'USAFE, les résultats des différentes évaluations seront toujours positifs.

L'escadre participera également à de nombreux exercices de l'OTAN, un centre d'opération sera créé pour l'occasion. Deux campagnes de tir seront organisées à Wheelus, en Libye, du 4 au 6 février et du premier avril au 12 mai 1962.


En mai 1962, le 110th défile à quatorze appareils au-dessus de TRAB, à l'occasion du meeting aérien de la journée des forces armées. 


Tous les personnels de réserve sont normalement prévus pour quitter le terrain le 20 août 1962 pour être démobilisés, mais Le 25 mai 1962, l'escadre reçoit l'ordre de replier 19 F84F aux USA, accompagnés du personnel, des équipements de support et des pièces détachées.

Le modificatif du programme initial nécessite de changer tous les plans prévus.

Six F84F font route sur Chaumont et rejoignent la 366th TFW. Ils resteront sur la base de Chaumont. La 7131st TFW quitte TRAB entre le 14 et le 18 juillet.

Le 23 juillet 1962, le 7544th Support Group reprend TRAB en compte.


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